Petit à petit.

Posté par ~Arkanya le 7 février 2009 qui était d'humeur Calme

On peut dire que ça en aura pris du temps inutile.
Plus que 7 semaines pour fêter toute seule, bien tranquille, l'anniversaire de cette ultime fois. L'anniversaire de la première, je l'ai déjà survolé il y a quelques temps.
Sans rire, pour un truc qui n'était qu'une blague, c'était vachement emmêlé, j'aurai galéré à tout détricoter. J'en suis encore à enlever les restes d'habitudes, les contacts malencontreusement gardés et qui ne peuvent servir à rien d'autre qu'à raviver les cendres à peine fumantes.
Mais voilà, on y est presque. Un an, comme c'est dit dans les livres. Une année à toujours croire que j'étais arrivée au bout, et à ne jamais me rendre compte de la route encore à faire. Une année à essayer de forcer la main du destin, et à plonger des gens dans la confusion la plus totale. Une année où à force de vouloir absolument être prête, j'ai empêché le pas tout-à-fait de combler ses brèches. Une année presqu'entière avant d'imploser.
Besoin d'une pause pour tout finir, besoin d'une pause avant de réajuster, besoin d'une pause avant d'assumer, besoin juste d'une pause après le rythme effréné. Ils comprennent, ils attendent, ils sont là. J'ai pas fermé la porte, cette fois, alors de temps en temps ils entrent sur la pointe des pieds et ils se posent un bref moment, juste pour savoir où j'en suis, et ils repartent sans faire de bruit.
Il me fallait juste un cocon en fait, un tout doux, à l'abri des regards et du monde, un dans lequel le temps s'est arrêté pour me laisser rattraper le retard.
M'attendez pas les mecs, je viens, juste le temps de devenir qui j'ai toujours eu envie d'être.


Hey la vie !!! T'as un humour curieux je trouve...

Posté par ~Arkanya le 28 décembre 2008 qui était d'humeur Invincible

Il y a presqu'un an, je louais 2008, tous les pressentiments, le vol des canards dans le ciel, le marc au fond de la tasse de café, les signes qui ne trompent pas, tout convergeait vers un bonheur total et absolu.
Et puis résolument, tout s'est cassé la gueule méthodiquement, lentement, sûrement.

L'enfer, c'est d'en avoir appris un peu plus sur l'être humain et ses côtés noirs, ses hypocrisies, ses envies décadentes. C'est de ne plus être dupe de ces gens qui n'en pensent pas moins.
C'est d'avoir dégringolé après avoir tant sacrifié.
C'est de ne plus avoir d'illusions, et d'être tellement désabusé qu'on en arrive à rire au nez de la magie.

L'espoir, c'est ce que le simple fait de se battre pour ne pas se noyer apporte d'ouverture et de certitudes.
Parce que ouais, il en reste que quelques-uns, mais ceux-là, putain, je sais qu'entre eux et moi y'a du lourd, de la sincérité, de l'amour pur et fort, je sais qu'ils sont sains, et surtout qu'ils sont ma nouvelle famille, la vraie, celle des tripes.
Parce qu'aussi, à force, j'ai plus du tout peur de tout perdre, et que plus rien ne m'empêche de dire "Hey toi ! Tu peux pas me traiter comme ça, sinon je m'en vais", et de partir sans plus donner de nouvelles. Cette dépendance-là, elle aura plus ma peau.
Parce qu'enfin, j'ai attrapé une maladie formidable, celle d'avoir envie de découvrir encore et encore le monde, et de m'en donner les moyens, sans avoir peur de la solitude, sans me trouver de fausses excuses. Qu'en plus j'en ai fini de la plupart de mes addictions "pertes de temps".

Cette année a été pourrie et a remis en cause tout l'équilibre des quatre piliers amour-amitié-travail-toit. La pilule a souvent été dure à avaler, mais elle m'a rendue plus forte, plus sûre de moi. Avoir vécu tout ça et en être là me donne juste cet espèce de conviction que tout passe, que rien ne peut réellement m'atteindre. Je ne formulerai aucun espoir, aucune impression exaltée sur 2009, avoir pris l'ironie de cette connasse de vie en pleine gueule une fois m'a suffi. Disons qu'on va juste croiser les doigts et souhaiter bon vent à 2008 !